Responsabilité

Miroir et Responsabilité

Tout ce que j’écris m’appartient au moment ou je l’écris. Ce qui veut dire que je peux tout changer dès la minute qui suit. C’est mon droit le plus pur car je m’aime et à ce titre je m’autorise à changer d’avis à chaque instant dans le respect de l’autre.

En effet, aujourd’hui, je peux comprendre une situation, une personne, une lecture… avec ce que j’entretiens comme croyances, peurs, blessures, vécus… tout au fond de moi. Je n’en ai pas forcément conscience. Mais j’en suis là, et je l’accepte. Mais plus-tard, dans un autre instant présent, parce que j’aurai évolué, mon regard sur cette situation aura alors changé.

Et c’est à ce moment là qu’il faut envisager la possibilité de revenir sur ce que l’on a dit antérieurement.
Cela fait preuve de souplesse, et mes articulations me remercieront. C’est me donner le droit de considérer que tout change en permanence ( physique quantique). Rien n’est figé, tout bouge, alors pourquoi rester campé sur mes positions. S’autoriser à revenir sur ce que l’on a dit ne fait pas de nous un menteur mais plutôt quelqu’un d’ouvert et qui se remet en question.
Évidemment, cela suppose que l’on n’affirme rien comme étant vrai et que l’on sait que chacun à sa propre vérité.

Alors, comment fait on en société ? Ce que l’autre dit est vrai, car c’est sa vérité. Ce que je dis est vrai aussi, car c’est ma vérité. Si nos vérités diverges, soit je prends en compte ce que me dit mon interlocuteur car sa vérité raisonne aussi en moi comme une possibilité faisant mienne, soit sa vérité ne me convient pas et je lui dis que je ne conçois pas de continuer cet échange. Et je pars. Car je me respecte, je respecte mes valeurs et je sais dire non quand cela ne me correspond pas.

Ce que je dois bien comprendre dans cette situation, c’est que je n’ai rien contre cette personne, mais c’est ce qu’elle me dit qui ne me convient pas. Cette même personne, plus-tard, peut m’intéresser sur un autre sujet, ou dans d’autres circonstances. Ne pas confondre la personne et son comportement ou sa parole.
Si ses paroles me choquent, c’est qu’elles réveillent en moi des souffrances intérieures. Si son comportement me dérange, c’est qu’il me fait écho, c’est qu’il me renvoie quelque chose qui m’appartient. Il ne me reste qu’à identifier l’émotion, la blessure, la peur, la croyance… qui se cache en moi. Pour cela, je dois faire preuve de la plus grande honnêteté envers moi-même. De toute façon, cela se joue entre moi et moi, donc aucune crainte, personne n’en saura rien.
Pour faire cette rétrospective de moi même, je vais parcourir tous les domaines de ma vie ( la famille, le travail, les collègues, les amis, les voisins, les parents, les enfants, le mari, la société, etc…. et enfin, moi-même ) afin de déterminer si moi, oui moi, je n’agis pas de la même manière que cette personne en face de moi. Il est évident que cette personne peut me montrer un irrespect total, évalué ( par moi même ) à 100 % et moi, être dans le non-respect à 30 %. Quoique en approfondissant la chose et en étant vraiment honnête, je pense que je peux être plus haut que cela.

Exemple : Si je considère que je n’arrive pas à dire non quand on m’invite et que je n’ai pas envie d’y aller ( de plus, je raconte un  » petit  » mensonge ), ou bien, que je ne respecte pas toujours l’intimité de mes enfants, que je ne fais pas super bien le tri des poubelles, il m’arrive de jeter des papiers dans la nature, de cancaner sur autrui avec mes copines.
Et pour moi-même: Si je suis fatiguée, et bien ce n’est pas grave, je continue, on verra plus-tard, peut être que j’arriverais à m’octroyer un moment à moi, histoire de respecter mes propres besoins.

Bref, si je cherche et si l’autre, que je vais appeler  » mon miroir ‘ me renvoie un sentiment de ne pas être respecter c’est que cela m’appartient et j’en prends la pleine responsabilité.

Cela fonctionne pour tout ce qui me dérange, ce qui créer en moi une émotion négative.

Une particularité de l’effet miroir, c’est que à contrario, il peut me montrer exactement l’inverse de ce que je suis.

Exemple, je suis quelqu’un de très speed, je vais avoir devant moi, des personnes trop calmes à mon goût. Elles sont là pour me signifier que je suis trop dans l’opposé.

Les situations perturbantes montrent toujours un miroir et peuvent ( si on se l’autorise et que l’on a compris qu’elles avaient raison d’ être) nous faire nous dépasser, faire quelque chose que l’on aurait jamais pu faire avant.

Exemple : Comme répondre Non, s’affirmer, aller voir son supérieur afin de faire cesser un comportement ( inenvisageable avant ), se permettre de dire ce que l’on a sur le cœur ( tout en respectant l’autre bien sur).
Si le miroir fait ressortir une colère en nous, allons encore plus loin car souvent derrière celle-ci se cache une, voire des peurs. Et c’est ces peurs qu’il faudra travailler.

Nos enfants font très bien ce travail de miroir, servez vous de ce qui vous agace dans leur comportement pour travailler sur vous et cela leur sera bénéfique puisqu’ils n’auront plus besoin de vous le montrer. S’ils recommencent, c’est que vous devrez le travailler encore, mais en principe, l’intensité aura diminuer.

Exemple:  La communication avec ma fille adolescente est compliquée. Je vais chercher ce qui se joue dans cette relation.  Pour moi, je trouve que ma fille est très dure envers moi même dans ses paroles. Ok, je comprends que moi aussi je peux être quelqu’un de cassant parfois avec mon entourage et aussi que je suis très dure envers moi même. Donc, je rectifie mon comportement avec les autres et je deviens plus douce avec moi même. C’est à dire que je ne me juge plus en permanence comme je le faisais.

C’est un travail quotidien que de changer son propre comportement. Mais je vous assure que cela fonctionne et que les autres sont nos indicateurs.

Mon conjoint est aussi un très bon indicateur de ce qui se passe en moi. C’est mon reflet. ( voir article de Lise Bourbeau )

Tous les miroirs qui se présenteront à moi sont autant d’indicateurs de l’état de mon être profond.

Exemple : Quand j’étais dans les soins, j’étais affectée par la souffrance que je voyais, comme si elle était mienne, c’est parce qu’en fait, cette souffrance m’appartenait au plus profond de moi. Je n’en avais évidemment pas conscience  à l’époque.

Je fais aussi partie des personnes dites « hypersensible ». C’est pour cela que tout ce que je vivais, je le prenais très à cœur, comme si cela m’appartenait. On est comme ça, mais cela peut changer car maintenant, j’entends la souffrance mais je ne la vis pas de l’intérieur.

Pour en revenir à mes premiers mots, si je m’autorise aujourd’hui à changer ce que je pense, c’est que j’ai appris à m’aimer. Je vous rassure, j’apprends encore et j’apprendrais toujours, puisque tout change et que tout est illusion ici bas. ( je ferais un article sur s’aimer pleinement quand le moment sera venu).

Merci. Sandrine